La vie existe-t-elle sur les planètes proches de la nôtre? Durant les années 60 et 70, les expéditions Mariner, Apollo Luna vers la Lune ; Mariner et Venera evrs Vénus ; Viking vers Mars, ont rapporté des résultats ceécevants : la Lune et les deux plus proches planètes semblaient être des milieux tropp hostiles pour héberger quelque forme de vie que ce soit. Il faisait trop chaud ou trop froid, il n'y avait pas d'eau, la preesion atmosphérique y était trop forte, ou encore il n'y avait pas d'atmosphère.
Les expériences des sondes Viking, qui se sont posées sur Mars et ont analysé des échanillions du sol, n'ont pas permis de conclure avec certitude à la présence de formation de vie. Toutefois, on sait que l'eau a déjà coulé sur Mars : nombre de photos prises en orbite nous montrent des réseaux d'écoulement, c'est-à-dire le lit asséché d'anciennes rivières et d'anciens fleuves, L'eau y existe encore sous forme de glace aux pôles dnas le sol martien (comme dans la toundra arctique, su Terre). Pendant un demi-milliard ou même un milliard d'années, les conditions sur Mars (chaleur, humidité, pression atmosphérique) ont été semblable à celle quiont vu l'éclosion de la vie sur Terre. Même si la vie ne semble plus possible sur Mars, il est encore possible qu'on y découvre des fossiles de formes de vie éteinte. Évidemment, on parle ici d'organismes de la taille d'une bactérie ou, au mieux, de formes végétales très simples.
Les sondes Voyager ont démontré la variété des lunes de Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, et elles ont mis fin à notre idée que tout satellite serait comme notre Lune, froid, gris et stérile. L'atmosphère de Titan, satellite de Saturne, ressemble beaucoup à celle de la Terre à l'époque où la vie y est apparue : azote, hydrogène, méthane, présence de composé organiques. Rappelons-nous aussi que le Soleil n'est pas l'unique source de chaleur dans le système solaire : les énergies internes de certains satellites dégagent de la chaleur et permettent l'existance d'eau liquide sous la surface gelée. C'est la cas d'Europe, satellite de Jupiter.
La vie est un processus chimique. On peut envisager des formes de vie à base de sillicium, mais les chercheurs s'intéressent surtout au carbone. Toutes les formes de vie connue sont à base de carbone. Soyons précis : des molécules de plus en plus complexes à base de carbone ont servi de "brique" pour bâtir des formes de vie de plus en plus évoluées.
Or l'apparition de molécule à base de carbone n'est pas un fait rare. En dehors de la Terre, on en observe partout dans l'univers. On a déjà parler des nuages moléculaires qui existent dans l'espace, entre les étoiles. Une soixantaine de variétés de molécules ont ainsi été identifiées. Certes, il s'agit de molécules qui ne comportent que 13 atomes au maximum, et combinent de deux à quatre éléments seulement : carbone, hydrogène, oxygène et azote. Ces chaînes d'atomes sont insuffisantes pour constituer des organismes vivants, mais il est intéressant de noter qu'elles se sont assemblées dans les conditions hostiles du vide. De meilleures conditions auont permis la constitution de molécules plus complexes et plus riches.
On soupçonne que de tels composés orgamiques existent dans les atmosphères des lunes joviennes et saturniennes. Ces atmosphères aux couleurs riches sont formées d'hydrogène et d'héliu, mais contiennent aussi du méthane et de l'ammoniac.
Des composés organiques ont aussi été trouvés dans des météorites tombés sur Terre. C'étaint des acides aminés. Les acides aminés, sont les maillons des chaînes de l'ADN, elles-mêmes à la base de toute vie connue. Sauf que les acides aminés découverts dans les roches, comme le méthéorite Allende, étaient inconnus sur Terre. Il est maintenant admis que des composés organiques complexes se sont formés ailleurs que sur notre plànète.
L'étape suivante, non encore prouvée, serait l'apparition d'êtres vivants constitués de chaînes organiques. On parle ici d'organisme unicellulaires, c'est-à-dire faits d'une seule cellule. C'est cette forme de vie qui a régner sur Terre pendant des milliards d'annéess, avant que n'apparaissent les organismes pluricellulaires (à plusieurs cellules, donc plus complexe).
Dès les années 50, on a reproduit en laboratoire les conditions qui existaient à l'époque où la vie est apparue sur Terre. On reconstituait une atmosphère d'hydrogène, d'azote, de méthane, d'amoniac, de gaz carbonique et de vapeur d'eau. Puis on la soumettait à un rayonnement ultravilet et à des décharges électriques, ou encore à la chaleur, à des radiations et à des ondes de choc sonores. On a ainsi obtenu des composés organiques, la vingtaine d'acides aminés qui forment les protéines des êtres vivants. On a poussé les expériences beaucoup plus loin, mais leurs explications seraient trop compliqué pour que je m'y aventure ici.
Sans parvenir à démarrer une forme de vie, on a en tout cas prouvé que les maillons élémentaires de la chaîne de la viese consituaient spontanément dans diverses condition. Ce phénomène étant naturel. il a donc dû se produire sur d'autre planètes aux conditions semblables, Les "lois" de la physique et de la chimie étant identiques dans tout l'univers, les mêmes causes doivent produire partout les mêmes effets. Les mêmes conditions de départ devraient produire partout des résultats semblables, c'est-à-dire l'apparition de la vie.
Quiconque observerait le système solaire à partir d'une autre étoile n'aurrait aucun moyen de savoir qu'une planète du système est habitée. Du moins, il n'aurrait eu aucun moyen jusqu'à notre XXième siècle. Avec l'apparition de la radio et de la télévision, la Terre est devenue un remarquable émetteur d'ondes électromagnétique. Notre observateur extérieur pourrait en déduire l'existence d'une vie intelligente sur Terre.
C'est ce que tente de faire certains chercheurs terriens depuis plus de 30 ans, grâce à la radioastronomie. "Ozma" fut le premier projet d'observation (ou d'écoute) visant à capter les émissions radio d'une éventuelle civilisation extraterrestre. Il fut mis au pied par un jeune radioastronome, Frank Drake, à l'observatoire de Green Bank en Virginie. Son observation se fit sur une seule longeur d'onde, vers deux étoiles et durant quelques mois seulement.
Il y a eu plusieurs autres tentatives, dont le proramme SETI, Search for Extra Terrestrial Intelligence, qui dure toujours. Le champ d'exploration est immense : "écouter" toutes les étoiles de la galaxie sur toutes les longueurs d'ondes durant une période suffisante ... est-ce possible?
En 1985, on a mis au point le MCSA, un analyseur spectral qui divise en 74 000 canaux le rayonnement perçu par un radiotélescope. C'est comme si on avait frabriqué une radio capable de recevoir 74 000 stations différentes! Le système était assez sensible pour recevoir le signal d'un watt de la sonde Pioneer 10, rendue à 25 unités astronomiques de la Terre. En 1990, on a achevé la construction de MCSA 2 (Mega Channel Spectral Analyser), avec 14 millions de canaux!
Mais la recherche d'intelligences extraterrestres est affaire de patience : si on voulait "écouter" seulement une étoile sur 1 000 dans notre galaxie, à raison d'une minute par étoile et avec un seul radiotélescope, cela nous prendrait 500 ans.